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Relatum : Lee Ufan au Palais des Papes
3 juillet › 15 novembre 2026

À l’invitation de la Ville d’Avignon, le Palais des Papes s’apprête à accueillir l’un des plus grands maîtres de l’art contemporain international : Lee Ufan. Cet été, le monument gothique inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, devient le théâtre d’une rencontre magistrale entre une architecture sacrée et une œuvre d’une intensité spirituelle rare. Cet évènement international s’inscrit dans le cadre du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, une célébration à laquelle la Ville d’Avignon s’associe largement, en résonance avec le Festival d’Avignon qui a choisi le coréen comme langue invitée pour sa 80e édition.

Un artiste global aux ancrages provençaux

Né en Corée et installé au Japon à l’âge de vingt ans, Lee Ufan vit et travaille aujourd’hui entre le Japon, la France et les États-Unis. Figure incontournable de la scène internationale, dont les œuvres figurent dans les plus grandes collections muséales de la planète, il multiplie les actualités majeures en 2026. Après des expositions marquantes au Centre Pompidou-Metz et à la Hamburger Bahnhof de Berlin, il vient d’inaugurer en mai deux projets d’envergure, Place Saint-Marc à Venise et à la Dia Beacon (New York). Ses liens avec la Provence sont profonds et durables. Arles abrite, comme Naoshima au Japon et Busan en Corée, l’un des trois musées au monde dédiés à son travail — installé à l’Hôtel Vernon.

« Relatum » : la puissance du dialogue et du sacré

Le concept de Relatum, qui donne son titre à l’installation, est au cœur de la démarche de Lee Ufan. Ce terme désigne la mise en relation d’éléments, la rencontre poétique entre la nature (la pierre, l’ardoise) et le manufacturé (l’acier, l’aluminium), mais aussi la  tension invisible qui se crée entre l’œuvre et son environnement.

Au Palais des Papes, cette philosophie prend une dimension exceptionnelle :

Dans la Grande Chapelle : le visiteur sera confronté à une installation saisissante de plus de 60 tonnes de plaques d’ardoise déployées avec précision sur 650 m². Déjà esquissée dans des lieux empreints de spiritualité comme le Couvent de la Tourette de Le Corbusier ou les Alyscamps, cette œuvre prend ici une ampleur architecturale et sacrée inédite.

Trois créations in situ spécifiques : conçues spécialement pour l’occasion, trois autres pièces inédites habiteront le Cloître Benoît XII, la Cuisine haute et la Chapelle Saint-Martial, offrant un panorama de la diversité et de la poésie du travail de l’artiste.

Plusieurs tableaux de cet artiste qui peint depuis les années 1970 en interrogeant les notions d’écoulement du temps, de répétition et de différence, sont par ailleurs présentés dans le Grand Tinel.

Une expérience unique, faite de silence, de philosophie et d’harmonie, pensée par l’artiste comme « un instant nous faisant sentir la respiration de l’infini ».

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